a) Naissance et évolution de l'alchimie

Tout comme il l'avait fait avec la religion, l'Homme, impressionné par tant de découvertes ne sut répondre à ces nouveautés autrement qu'en créant une mythologie de la métallurgie. Ils mélèrent ainsi techniques expérimentales et formules magiques.
Le terme d'"Alchimie" figure pour la première fois dans un traité astrologique arabe, en Egypte, dont la rédaction est éstimée dater du IVème siècle de notre ère.
L'alchimie s'est développée dans toutes les grandes civilisations du monde, mais c'est principalement d'Egypte que l'on a retrouvé le plus de textes décrivants les premières techniques alchimiques.
Une des grandes figures de l'achimie arabe est Geber, ou Al Jabir de son véritable nom. A  la fois philosophe, astrologue et médecin, il fut le premier à mettre au point la première mythologie alchimique. Par aprés, l'ensemble de l'occident médiéval basera l'alchimie sur ses travaux en allant même jusu'à utiliser son propre vocabulaire (Alambique, Elixir...)
 
Les premières expériences qui avaient lieu en l'antiquité furent la sourse d'inspiration des alchimistes du moyen-age occidental. Les recherches basiquement déstinées à élaborer des alliages ou à creer de l'or en partant de métaux moins nobles, furent retenues par les alchimistes du moyen-âge occidental. Ils interprétèrent mal les quêtes initiales en considérant la transmutation du plomb en or réalisable par une série de manipulations.
L' alchimie médiévale est souvent synonyme de sorcellerie, de vieux fous à la longue barbe blanche, manipulateurs de poudres et potions magiques, usant d'incantations CHLULIENNES (???), et en quête de la pierre philosophale. Mais l'alchimie médiévale resulte essentiellement d'une dimension philosophique. Les alchimistes de cette époque opéraient dans une recherche de la sagesse.
 
Au XIIème siècle, l'alchimie prend une grande extention,. On remarque souvent, chez les auteurs de cette période, des préocupations déjà, d'ordre scientifique; l'alchimie revêt éxtérieurement, l'apparence d'une science de la nature compatible avec es neseignements de l'Eglise.
Au XIVème siècle, les oeuvres écrites se développent et des tendances théosophiques apparaissent de plus en plus. On peut par exemple citer le Roman de la rose de Guillaumme de Loris, qui est pour certains un chef d'oeuvre de la poésie hermétique.
Au XVème siècle, l'alchimie se dévoile,comme un grand systême illuministe. Dans cette époque troublée où les hérésies foisonnent, où les doctrines magiques et théosophiques se répandent, dans toute l'Europe, l'alchimie devient une science secrète qui se dissimule sous des formes allégoriques et mystérieuses. 
Avec le XVIème siècle, l'alchimie voit apparaitre quelques ouvrages de ce qu'on appellera plus tard Chimie. L'alchimie arrive à son apogée et s'unit à la Kabbale, la magie et la théosophie aparaissent au grand jour. La nature devient un grand laboratoire où la matière se dévoile "sous mille formes par des artistes invisibles qui obéissent à un maître suprême".
 
Ainsi, du XIV ou XVIIeme siècles, l'alchimie commence à prendre ses distances avec l'Église, sur laquelle elle avait pris naissance et qui l'avait jusque là tolérée. L'alchimie, frappée d'hérésie, se fonde en doctrine secrète pour échapper à son bourreau. Il faut désormais une érudition et une capacité de discernement pour entendre les textes masqués sous d'épais voiles. C'est dans ce contexte que naîtra le foisonnement de textes le plus important de toute l'histoire occidentale, mais aussi le plus obscur.
Les auteurs les plus caractéristiques sont Nicholas Flamel, françois Rabelais et Guillaume de Loris.
L'homme est le centre de l'univers, à l'image de Dieu. Les alchimistes deviennent de plus en lus nombreux. L'invention de l'imprimerie, au XVème siècle, permet une diffusion considérable des écrits. Des sociétés secrètes éclosent de plus en plus, comme le mouvement des Roses Croix, qui prendra toute son ampleur au siècle suivant.
Pour l'alchimiste, l'homme et triple; par son âme, il appartient au divin, par son corps, au monde visible et par son esprit au monde angélique. "L'âme humaine, a en elle, toutes les sciences, mais à l'état latent".
 
"Connaître c'est se reconnaître soi-même" (Paracelse). 

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